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  • Photo du rédacteurJohana Bertet

Qu'est ce qu'une RCH?

Dernière mise à jour : 26 oct. 2022


La corrélation entre psycho-somatisation, stress et RCH.



Quand l’esprit se sert du corps pour s’exprimer.



v L’apparition d’affections somatiques


Quand le stress affecte la santé, c’est par une action psychosomatique. Notre état psychique peut provoquer ou aggraver les manifestations de certaines pathologies ou abaisser les défenses immunitaires.

L’apparition d’affections somatiques semble favorisée par l’échec des possibilités de défense par des voies psychiques telles que l’élaboration, la production de rêves, de fantasmes, de symptômes névrotiques, etc.


v Pourquoi psycho – somatique ?


Le terme psychosomatique désigne les troubles physiques occasionnés ou aggravés par des facteurs psychiques. La psychanalyse psychosomatique considère une prédominance de l’esprit sur le corps et s’évertue à comprendre l'énigme du passage par le corps de ce qui ne peut pas être résolu par la conscience.

Heinroth a introduit le premier les termes de « psychosomatique » et de « somatopsychique »en 1818.

Freud écrivait en 1923 qu’il était conscient de l’existence de facteurs psychogènes dans les maladies, mais qu’il préférait que les psychanalystes se limitent aux connaissances du domaine des névroses.

Il nous dit aussi que les névroses actuelles sont somatiques et non psychiques : « la source d’excitation, le facteur déclenchant du trouble se trouve dans le domaine somatique, tandis que dans l’hystérie et la névrose obsessionnelle, il est dans le domaine psychique ».


v Qu’elles sont les pathologies psychosomatiques ?


Les psychosomaticiens affirment la causalité psychique d’un certain nombre d’affections dont la médecine officielle a dressé la liste (non exhaustive).

· Ulcère gastro-duodénal, causé par une bactérie (Hélico bacter-pylori).

· Atopie (asthme, allergie)

· Les maladies de peau : eczéma, psoriasis, éruptions de dartres, poussées d’aphtes

· Maladie de Crohn et RCH, arthrite

Ces affections sont des maladies récurrentes, évoluant par poussées entre lesquelles existent de longues périodes de rémission. Il s’agit de maladies dans lesquelles les facteurs émotionnels, l’anxiété, la dépression ou les chocs (deuils…) peuvent affecter un organe ou un système physiologique. Le malade n’est pas conscient d’emblée qu’il existe une relation entre ses émotions et son état de santé, mais il peut le comprendre.

On peut envisager que pratiquement toutes les maladies peuvent être considérées comme des « maladies psychosomatiques » où les facteurs psychiques et somatiques joueraient des rôles d’importance différente ; l’appareil psychique participerait plus ou moins selon l’étiologie aux troubles somatiques.



v Qu’est-ce qu’une RCH ?


La Rectocolite hémorragique (RCH) est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) de cause inconnue qui touche de façon spécifique constamment le rectum et qui s’étend, de manière continue, plus ou moins haut. Elle va évoluer pendant toute la vie de manière imprévisible sous la forme de poussées entrecoupées de rémissions. L'inflammation chronique du tube digestif semble être la conséquence d'une anomalie de la réponse immunitaire de l'intestin vis-à-vis de composants de la flore intestinale chez des sujets génétiquement prédisposés, sous l'influence de facteurs environnementaux. Contrairement à la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique touche plutôt les non-fumeurs.


v À quoi est-elle due ?


La RCH est liée à une réaction excessive du système immunitaire. Les défenses immunitaires, qui normalement ne s’attaquent qu’aux éléments « étrangers » (bactéries, virus…), vont se dérégler et se retourner contre les cellules mêmes du corps et les attaquer d’où l’utilisation du terme « maladie auto-immune ». Le système immunitaire produit, dans ce cas, des molécules de défenses (anticorps) nocives, qui entraînent la destruction de tissus ou d’organes. Les raisons pour lesquelles les défenses immunitaires se dérèglent ne sont pas encore avérées, mais plusieurs facteurs environnementaux, hormonaux ou génétiques sont probablement en cause.

o L’alimentation (sucre, aliments raffinés) joue un rôle important dans la modification du microbiote et une altération de la couche de mucus protectrice.

o Le stress est le plus souvent déclenchant.

o Les médicaments notamment les antibiotiques, la contraception orale, l’aspirine et les anti-inflammatoires peuvent révéler ou déclencher une poussée.

o L’amélioration du niveau de vie dans les pays industrialisés, pourrait, en réduisant l’exposition aux agents infectieux dans l’enfance induire une fragilité immunitaire chez l’adulte et favoriser la survenue de maladies allergiques et auto-immunes telles les allergies ou la maladie de Crohn.



v Un facteur considérable : le stress


Le stress correspond à un mode d’adaptation physiologique et psychologique face à un danger indéterminé. Le stress n’est pas un concept psychanalytique, il a été décrit par l’endocrinologue Hans Selye comme un processus physiologique non spécifique d’adaptation de l’organisme à une agression. Confronté à une demande nouvelle qui lui est opposée, l’organisme tend à maintenir son homéostasie (l’équilibre de son milieu intérieur) en réagissant de deux façons, l’une spécifique, l’autre non spécifique, c’est la réaction de stress.

Une réaction spécifique, peut-être une production de chaleur dans un milieu froid, ou une mobilisation des réserves énergétiques pour faire face à un effort intense. Les exemples sont infinis. La réaction de stress, en revanche, est non spécifique en ce qu’elle est la même, quelle que soit la situation rencontrée.


v Le stress en lien avec l’intestin.


Lors d’un stress aigu, tout le système digestif se trouve impacté. Notre ventre est directement "branché" sur nos émotions, notamment par le nerf vague. L’intestin, grâce à la richesse de ses neurones, va transmettre une multitude de signaux physiologiques (des crampes douloureuses et un brutal besoin d'évacuer des selles liquides par exemple). Mais les réactions émotionnelles refoulées (colère, chagrin) peuvent aussi impacter le système nerveux végétatif et provoquer des syndromes de l'intestin irritable ou de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Si les messages en provenance du cerveau deviennent chroniques, la sensibilisation du système nerveux entérique devient hyper-réactive. L'intestin est victime de ballonnements, de douleurs ou de troubles du transit. Le déséquilibre du microbiote suit celui du système nerveux.

La recherche a montré que les bactéries qui prolifèrent dans ces conditions de crise ne sont pas les mêmes que celles qui l'habitent en temps normal. Plusieurs études ont confirmé chez les souris que le fait d'être pourvu ou non de microbiote modifiait la réponse au stress et à l'anxiété.


v Fixation et régression.


Les maladies psychosomatiques présentent des points de fixation et de régression se situant à une période d’évolution prégénitale. Les auteurs parlent de « psychoses d’organe », les malades psychosomatiques se situent dans la frange entre la névrose et la psychose. Sous l’effet du stress et de la réactivation du conflit inconscient, les malades régresseraient dans leur mode de pensée des processus secondaires aux processus primaires. Les affects sont accompagnés de modifications somatiques (de tension artérielle, de sécrétion du suc gastrique, etc.) et de détachement progressif de la vie psychique.


Pour Freud, la régression peut être appréhendée comme processus normal de l’évolution, mais elle peut également devenir pathologique à cause de facteurs externes. Il s’agirait de retour à un état antérieur, mais avec un fonctionnement dans des conditions pathologiques du mécanisme conçu comme processus normal de l’évolution. La régression assure la meilleure défense, voire la seule contre la désorganisation, bien qu’elle engage vers un processus de somatisation.


Pierre Marty, de l’école de Paris, développe (à partir de 1947) une approche psychosomatique d’inspiration psychanalytique avec de nouveaux concepts : la pensée opératoire et la dépression essentielle.

Pour lui, le phénomène psychosomatique est considéré comme différent du phénomène névrotique, il s’agit d’une véritable désorganisation de la vie mentale. Le symptôme somatique est dépourvu de sens, le thérapeute se trouve devant un vide, un déficit. La pensée opératoire signe ce déficit de la structure psychosomatique dans un langage dévitalisé, désaffecté.


v Vivre ses émotions


Les émotions intenses, retenues, non verbalisées, refoulées, si elles n’ont pas pu être « abréagi » (vécu émotionnellement) se cristallisent dans différentes parties du corps et vont générer des symptômes physiques, ne pouvant trouver de voie de décharge adéquate par des formations de compromis.


(la suite du texte n’est pas disponible) Merci de votre lecture.

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